Acupuncture traditionnelle

L’Acupuncture, c’est-à-dire l’usage à but thérapeutique de fines aiguilles posées sur des points stratégiques, fait partie du corpus de connaissances désigné sous le terme de Médecine chinoise. Elle en constitue la branche la plus originale et la plus « pointue » si l’on ose dire.

La Médecine chinoise, qui date de plus de 3000 ans, s’est développée en infusant dans son élaboration les grands courants de pensée qui lui étaient contemporains : Taoïsme, Confucianisme et Bouddhisme.

Ces courants de pensée ont en commun une vision unitive du cosmos et du monde vivant. L’origine est Une, le monde est Un et l’être humain est une partie infime d’un monde dont il n’est pas séparé, avec  lequel il fait Un, à travers un nombre incalculable d’inter-dépendances.

Cette conception diffère de la vision occidentale scientifique moderne acquise fondée sur la dualité. En Occident la démarche  scientifique a posé l’homme comme extérieur au monde : il regarde et analyse autour de lui un monde dont il se croit séparé et qu’il pense avoir le devoir de dominer sans toujours respecter l’harmonie de la relation avec l’environnement.

Ni la pensée chinoise ni la Médecine chinoise relèvent d’un quelconque mysticisme. Là, le monde matériel et le monde spirituel ne se conçoivent pas séparés. Le monde spirituel est une émanation du matériel et le monde matériel est une concrétisation du monde spirituel. Séparer le spirituel du matériel contredit les fondements de la Médecine chinoise : le concept de Tao, de Qi, le Yin/Yang et les Cinq Mouvements.

La médecine chinoise a prouvé son efficacité dans la prévention des maladies –  particulièrement par la diététique et le travail des souffles – Qi Kong et Tai Qi.  Elle permet de soutenir l’équilibre en place et de prévenir le déséquilibre.

Ainsi que dans son aspect curatif, – acupuncture et plantes – Elle cherche la cause de la pathologie et intervient sur le symptôme. Le but est de favoriser un retour à l’équilibre et à une harmonie tant externe qu’interne.

Acupuncture traditionnelle ou Acupuncture symptomatique

Dans le Nei Jing, « Bible » des acupuncteurs, on trouve une distinction entre le « petit ouvrier » et le « grand ouvrier ». Ce qui équivaut aux définitions de l’Acupuncture symptomatique et de l’Acupuncture traditionnelle.

 Attention, « petit » et « grand » qualifient des méthodes différentes mais n’établissent pas un jugement de valeur. Le président Mao Tse Toung avait souhaité la création de médecins formés rapidement pour soulager les régions agricoles lointaines où ne pouvaient se rendre les médecins des grandes villes. C’est ce que l’on a appelé « Les médecins aux pieds nus ». Les « médecins aux pieds nus » qui étaient munis d’une connaissance d’Acupuncture symptomatique élémentaire, donc « petits ouvriers », ont sauvé nombre de vies humaines.

Quelle est la différence ?

Comme la désignation l’indique, l’Acupuncture symptomatique  concentre son action sur le symptôme que présente le patient et utilise des répertoires de symptômes pour appliquer le traitement. Ce qui est loin d’être inefficace dans un grand nombre de cas.

D’ailleurs l’OMS a établi une liste des symptômes traités avec succès par l’Acupuncture :

  • Douleurs chroniques: migraines, maux de tête, douleurs du dos et de la nuque, sciatique, syndrome du canal carpien, douleurs rhumatismales.
  • Appareil digestif: côlon irritable, colites, gastrites, constipation, ballonnements

Appareil uro-génital : douleurs menstruelles, cycles menstruels irréguliers, problèmes de fertilité, symptômes de la ménopause.

  • Dermatologie : urticaires, zonas
  • Déséquilibre émotionnel et psychologique: dépression légère, anxiété, stress et insomnies.

Pour traiter ces pathologies, il existe des ouvrages où sont indiquées des listes de points pour traiter tel ou tel symptôme. C’est ce que l’on appelle Acupuncture symptomatique.

Anecdote :

J’ai récemment rencontré un  médecin tibétain très sympathique. Auréolé de ce titre de médecin tibétain, je lui accordai tout de suite une confiance totale, persuadée qu’il en savait plus que moi et qu’il me fallait illico me mettre à son écoute.

Souffrant d’une douleur à la hanche, je lui ai demandé de bien vouloir me soigner. 1 séance, 2, 3… aucun résultat. Alors que depuis plus de 40 ans j’ai fait l’expérience de l’efficacité de l’acupuncture pour quasi tous les problèmes que j’ai rencontrés, et ayant personnellement traité un grand nombre de douleurs de hanche, je me suis demandé pourquoi cette fois, il n’y avait pas de résultat ?

J’avais noté que ce thérapeute ne prenait pas les pouls, ne faisait pas de palpation, qu’il ne posait pas de question sur le passé pathologique, qu’il interrogeait uniquement sur la douleur et concluait à un stress propre aux occidentaux.

Tout à coup je compris : il pratiquait une acupuncture symptomatique, celle qu’il avait apprise au Tibet et en Chine. Je ne critique pas cette méthode qui peut être efficace  et ne lui en ai pas voulu mais j’ai remarqué la différence et ai dû faire appel à un autre thérapeute pour être libérée de cette douleur.

Acupuncture

L’Acupuncture traditionnelle

L’Acupuncture traditionnelle se fonde sur une vision globale, considère le patient dans sa totalité, son unicité  et cherche la cause du déséquilibre qui a permis l’apparition du symptôme.

Pour traiter les mêmes pathologies, l’acupuncteur traditionnel procède à un diagnostic spécifique à la Médecine chinoise qui comprend : observation attentive du teint, de l’œil, de la peau, de la posture, de la marche, écoute des sons, palpation de l’ensemble de l’organisme et palpation des pouls : en haut de corps, en bas du corps, au milieu du corps et les pouls radiaux au niveau des poignets, puis l’interrogatoire. Les indications recueillies sont enregistrées et classées et vont déterminer le choix des points.

Pour l’acupuncteur traditionnel l’acte de poser une seule aiguille l’engage  dans sa totalité et sollicite le rassemblement de son savoir et de sa quête continue de perfectionner ce savoir.

L’acte de poser une aiguille est relié à un ensemble où entrent en jeu : l’instant, l’instant pour la personne traitée, la situation géographique, la situation historique, la saison, la température, l’heure, l’interaction consciente et inconsciente avec le praticien… de nombreux éléments que l’on ne peut isoler, que l’on ne peut décrire exhaustivement et qui ont un rôle pour accompagner l’efficacité du point et sa synchronisation avec les autres points. Le praticien se doit d’être en position d’accueil conscient et inconscient de tous ces éléments.

Un traitement bien mené pourrait être comparé à un mantra sonore et visuel. Le choix des points qui vont entrer en synchronisation répond à des règles d’harmonique. Il n’est pas recommandé de choisir des points au hasard ou en fonction de la seule indication symptomatique. Chaque méridien a sa tonalité et ils se répondent entre eux.

On peut créer une véritable cacophonie dans un organisme par un choix de points qui ne se répondent pas harmoniquement.

Notre professeur d’acupuncture nous avait donné ce conseil : «Regardez, regardez attentivement la figure géométrique que forment les points choisis pour le traitement que vous opérez, ce doit être beau »

Le rôle idéal du praticien, dans cette démarche traditionnelle,  est de permettre à une unité de ton de se réinstaller dans l’organisme soigné. Ces souffles renoués dans leur unité circulent alors sans entraves. L’état de santé est relancé et les symptômes disparaissent peu à peu.

Quelle est la spécificité de l’Acupuncture traditionnelle ?

Elle appartient à un mode de connaissance transmis. Tradere qui donne le mot tradition, signifie transmettre. Il n’y a pas de nouveauté. Quand on étudie pour devenir acupuncteur, on apprend l’existence et l’usage de Lois établies à l’époque de la rédaction des ouvrages de référence, entre autres le Nei Jing, dite « Bible » des acupuncteurs.

Le sinologue Claude Larre écrit, au sujet des lois qui régissent la Médecine chinoise : « comme si avait été atteint lors de sa conception un savoir authentique, une compréhension ultime, ordonnée et globale de la vie universelle. »

Les Lois demeurent telles qu’elles ont été établies à l’origine et chaque praticien devra les expérimenter pour pouvoir en faire des outils thérapeutiques.

L’étude de l’Acupuncture

L’étude de l’Acupuncture traditionnelle est exigeante. Elle demande :

  • Un travail d’imprégnation d’un mode de penser et de voir différent de celui que l’on a appris. Familiarisation avec les notions de Dao, de Yin/Yang, de Vide et Plein, des Cinq Mouvements. La lecture des textes classiques, leurs commentaires et l’étude des bases de l’écriture chinoise sont hautement recommandés.
  • Un grand travail de mémorisation du corpus de la Médecine chinoise. Etude de la physiologie. Systèmes méridiens et points. Pathologie. La méthode « par cœur » est privilégiée.
  • Un entraînement pratique de cas cliniques
  • Une pratique personnelle de Qi Kong ou de Dai Qi
  • Une curiosité inlassable et un entraînement au travail de l’esprit.

L’acupuncture n’est pas une « épice » : on entend certains thérapeutes, qui pratiquent d’autres méthodes que la médecine chinoise, demander à leur patient « Voulez-vous que je vous fasse un peu d’acupuncture ? » Quel peut être le sens d’une telle proposition ? « Un peu d’acupuncture » cela n’existe pas ou ne devrait pas exister.

L’Acupuncture n’est pas une technique à effets magiques

Elle est le prolongement, dans un acte thérapeutique, de l’ensemble de la philosophie universelle du Vide et du Plein, du Yin/Yang et des Cinq sphères d’énergie en mouvements qui ont pour noms symboliques Bois, Feu, Terre, Métal, Eau.

L’usage des aiguilles obéit à une technique très précise et son champ d’application et d’efficacité est très vaste.

Les effets de l’Acupuncture

. Si l’Acupuncture est une médecine totale, elle n’est pas une médecine miracle. Les résultats d’une séance d’Acupuncture dépendent de nombreux critères et principalement :

  • De la capacité du praticien.
  • Du passé pathologique du patient.
  • Du type d’affection : si l’affection est chronique, profonde, ancienne, le traitement sera plus long.
  • Dans le cas de déséquilibres qui ont atteint un point de non-retour : maladies graves, affaiblissements extrêmes, l’acupuncture n’est pas appropriée.
  • De la conscience du patient : si elle est ouverte à l’idée qu’il a une part de responsabilité dans son état et qu’il peut transformer et améliorer lui-même son hygiène de vie physique et psychique, les résultats seront satisfaisants.

Un acupuncteur traditionnel choisit de traiter symptomatiquement quand le symptôme le demande. Ce traitement se fait au centre d’un rééquilibrage du terrain.

Un acupuncteur formé à la symptomatique traitera le symptôme mais sans traiter la cause du symptôme ni le terrain. Souvent, pour obtenir un effet durable, il faut traiter et le terrain et le symptôme.

Par expérience, nous pouvons dire que toute séance d’Acupuncture entraîne un changement, parfois infime en première séance mais il y a changement.

Si le patient ne « répond » pas du tout, il y a lieu de demander examens et investigations en médecine officielle.

Si, au bout de trois séances, il n’y a pas eu d’amélioration, il est probable que l’acupuncture n’est pas la méthode adéquate pour ce patient.

Savoir traditionnel et science contemporaine

Notre Professeur André Faubert nous avait dit, il y a plus de quarante ans : « Vous observerez certainement que la science ne vient jamais infirmer la tradition mais toujours la confirme ».

Aujourd’hui l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan dans son livre La Plénitude du Vide

Ed. Albin Michel 2016 – relève clairement que les traditions orientales ont eu des intuitions que les recherches scientifiques actuelles  confirment. Il se fait l’apôtre d’une « harmonieuse complémentarité » entre la science et la Tradition.

Ces deux modes de connaissance  existent et enrichissent chacun selon leur nature, la pensée et la santé humaines.

Claire Sachsé Fontaine

Acupuncteur traditionnel -1976-

Soigner

« On ne devrait pas tenter de guérir une partie du corps sans traiter l’ensemble, de même que l’on ne devrait rien faire pour soigner le corps sans se préoccuper de l’esprit… Car l’erreur que commettent aujourd’hui les médecins en soignant le corps humain, c’est qu’ils séparent l’esprit du corps. »
Platon, 
Dialogues (1)

Il est probable que tout thérapeute se pose et se repose la question sur ce que signifie : soigner.

Soulager la douleur, aider à guérir d’une maladie est la réponse qui s’impose immédiatement. Mais pourtant l’acte de soigner ne présente-t-il pas plusieurs niveaux et le sens de ce mot et de cet acte ne mérite-t-il pas d’être approfondi ?

La personne dans sa totalité

Cette question se posait déjà dans le Nei Jing, bible de la Médecine chinoise, où l’on distingue : « le grand ouvrier » du « petit ouvrier » indiquant deux étapes dans l’acte de soin.

Le travail du « petit ouvrier » n’est pas négligeable car il sait soulager immédiatement ? Or que demande d’autre celui qui souffre ? Les « médecins aux pieds nus » formés en quelques mois aux connaissances de base de la médecine chinoise furent de très utiles « petits ouvriers » parcourant les campagnes chinoises.

En quoi consiste la spécificité du «grand ouvrier » ?

Le « grand ouvrier » s’est entraîné à considérer le patient dans sa totalité et est capable, nous dit-on, par la justesse de son diagnostic, de discerner la cause, et par la pertinence de sa thérapie de la traiter, permettant ainsi au patient de retrouver toute sa potentialité, d’être « restitué dans l’être qu’il est appelé à être ».

Réparation de l’Unité

La notion de Qi -Souffle, centrale à tout le développement de la Médecine chinoise, porte la marque de l’indissociabilité de la matière et de l’énergie, du corps et du souffle, du corps et de l’esprit.

La science des Souffles ou Médecine chinoise nous enseigne, selon une logique imparable, les voies de circulation des Souffles, leurs états d’équilibre, leurs dysfonctionnements, comment observer, comment réparer.

Dans cette optique, soigner correspond non seulement à soulager la douleur ou traiter la maladie, mais aussi à participer à la réparation de l’Unité de la personne souffrante.

Une cause initiale

Selon la Médecine chinoise, douleurs et maladies sont les symptômes d’un désordre interne. Le désordre interne est issu d’un déséquilibre du Qi et du Sang, aspects Yang et Yin de nos Souffles et constitue la cause initiale de tout symptôme. En raison de l’enchevêtrement des inter-connexions de toutes les parties du corps et des rapports extérieur/intérieur, la cause initiale est souvent difficile à discerner. C’est pourtant elle que recherche et trouve le « grand ouvrier ». En effet, a-t-on réellement « soigner » si l’on n’a pas réparé les éléments perturbés qui ont permis au symptôme d’apparaître, si l’on n’a pas traité la cause ?

Un modeste praticien

Le praticien n’est qu’un aiguilleur des Souffles. Il n’a aucun pouvoir, il assiste, il est au service des puissances qui entretiennent la vie. C’est ce Souffle de vie qui répare, cela sans interruption et souvent sans l’intervention de qui ou quoi que ce soit.

La responsabilité du praticien se situe dans l’exercice correct de la mise en pratique de ses connaissances et dans la conscience et l’attention qu’il porte à cet exercice. « Il panse… mais c’est la vie qui guérit ».

Mais un homme de l’art

Aujourd’hui, il est bien connu que le médecin de l’empereur était aussi son cuisinier. L’on sait moins que la tradition voulait que celui qui se destinait à soigner soit également expert en arts divers : notamment ceux de l’écriture, de la poésie, de la musique. Chacun de ces arts étant appris dans l’objectif d’une plus grande maîtrise de soi, d’un plus grand équilibre et d’une harmonie plus juste. Car on pensait à l’époque qu’un homme équilibré avait plus de chance d’aider un patient à retrouver son équilibre qu’un homme agité de multiples passions.

Qu’il soit permis ici de rendre hommage au Professeur Leung Kok Yuen (1922-2013), qui fut non seulement un médecin « grand ouvrier » mais aussi un calligraphe d’exception et un subtil poète.

Le patient

Mais qu’en est-il du patient ? Est-il aussi passif que le signifie le sens du mot  Patient : qui supporte la douleur, qui est passif  ?

En réalité le patient n’est pas passif : son malaise, sa douleur ou sa maladie sont une forme de réponse réactive à lui-même et au monde qui l’entoure. Il peut en avoir conscience mais il en est plus souvent inconscient. La pathologie s’engouffre dans un espace vacant quelque part dans l’ensemble Corps-Esprit. Elle est une plainte émise pour être entendue. Elle est un signal qui indique le lieu où réparer.

Equilibré et autonome

En régularisant les Souffles, en leur permettant une meilleure adaptation aux variations de l’environnement, le « grand ouvrier » se charge également d’aider le patient à prendre conscience de sa part de responsabilité dans l’apparition de son malaise, douleur ou souffrance. Il l’aide à trouver la cause et tente de lui donner les moyens de réparer selon lui-même et son unique nature. Il lui apprend aussi comment une petite maladie peut être l’occasion de renforcer son système immunitaire et ses moyens d’adaptation.

Les paroles ne sont pas dans tous les cas nécessaires : quand un organisme est rééquilibré, il trouve par lui-même tous les éléments pour retrouver et entretenir cet équilibre.

Si le « grand ouvrier » – ou même parfois le « petit ouvrier »- permet à un être humain de comprendre comment entretenir sa santé, l’aide à comprendre et à réparer naturellement ses affections, à épanouir son potentiel tant physique que mental, en un mot le conduit à une forme d’autonomie consciente, ne peut-on dire qu’il a correctement rempli sa fonction de soignant ?

«  Quand les Souffles circulent sans entraves dans tout l’ensemble de l’organisme, il n’y a pas de maladies. »
Nei Jing

(1) cité par Christine Wildwood Aromathérapie Ed. Librairie Médicis 1991

Le système immunitaire d’après la médecine universelle d’origine chinoise (acupuncture, diététique et Qi Gong)

Le maintien d’un état d’équilibre et de santé et la prévention des maladies par La Diététique, le Qi Gong et l’Acupuncture,
sont les fondements de la médecine chinoise.

« Se soigner quand on est malade,
c’est se mettre à creuser un puits quand on a soif
ou fourbir des armes quand l’ennemi attaque »
Proverbe chinois

« Il vaut mieux prévenir que guérir »
Proverbe français

F O N G


Le premier sens de Fong, caractère chinois qui désigne les grippes, rhumes, attaques virales et coups de froids, est le Vent.
La partie externe signifie un mouvement en expansion infinie comme celui du souffle du vent.


La partie interne représente : insecte, ver, parasite, virus, bactérie…Le vent transporte de la matière vivante, pour une grande part invisible à l’œil nu.
La Chine ancienne a très tôt reconnu que le souffle du Vent est porteur de bactéries, de microbes, de virus…Elle distingue des Vents chauds, des Vents froids, des Vents humides et des Vents secs.

Parfois dans une activité utile : pollinisation, transmission, répartition.

Parfois dans une activité nocive : transmission d’éléments pathogènes qui attaquent les organismes et triomphent de ceux dont le système immunitaire est en état de faiblesse.

Il est écrit dans le Nei Jing, Bible des acupuncteurs :

« Quand quelqu’un est atteint par une énergie perverse, c’est qu’elle bienvenue, dans un lieu prêt à l’accueillir. Ces énergies perverses sont arrivées là en réponse à une « convocation ». Si l’énergie essentielle et l’esprit sont pleins et forts, aucun mal externe n’osera attaquer une telle forteresse. »

Comment se maintenir ou devenir « forteresse » ?

Renforcer le système immunitaire

1 – Le système immunitaire

Selon la médecine des Souffles, il se compose principalement de :

  • l’énergie de Défense, énergie protectrice externe dépendante du Gros intestin et des Poumons,
    – l’énergie essentielle en réserve dans les Reins, capital vital dont dépend la résistance de chacun,
    – du « Bouclier de l’organisme » le Foie.


2 – Sollicitation du système immunitaire

Le système immunitaire est sollicité en tout temps mais davantage quand l’organisme est attaqué par des énergies perverses, et précisément par celles réunies sous le terme de Fong.

3 – Renforcer le système immunitaire

A – D’abord le protéger par :

  • Des mesures d’Hygiène de base : se couvrir en cas de vent, froid ou humidité. Eviter les zones climatisées. Assainir une chambre de malade en diffusant des vapeurs de vinaigre et des huiles essentielles.
  • Se laver régulièrement les mains et ne jamais manger sans les avoir lavées ; éternuer dans le creux du coude ; éviter les contacts avec les malades ; éviter les fatigues excessives ; bien se nourrir et se reposer.
  • Porter un masque pour se protéger et protéger les autres, renforcer l’effet protecteur du masque par quelques gouttes d’huiles essentielles à même le masque.
  • Pour être efficace, le masque doit rester sec. Dès qu’il est humide, il devient poreux, le jeter.

B – Le renforcer par :

Une multitude de choix possible :

  • Une méthode simple : dans une carafe d’eau, verser 5 à 10 gouttes d’Echinacée (anti-viral réputé) en teinture mère et en boire un verre par jour. A partager avec toute la famille.
  • Consommer du gingembre sous toutes ses formes. Infusion : Râper 5 cm de gingembre dans un litre d’eau et laisser doucement bouillonner 10 mn. (Eviter d’en boire après 15h pour ne pas gêner le sommeil.
  • Huiles essentielles. Diffuser ou en gouttes sur mouchoirs, masques et oreillers des Huiles essentielles réputées pour enforcer le système immunitaire comme Ravintsara. Un composé efficace : Aromaforce de Pranarom.

Les ouvrages du Dr Willem offrent une sérieuse information sur les huiles essentielles.

Les compléments naturels (liste non exhaustive) : 

  • Probiotiques ex : Lactibiane Immune
  • Echinacée en comprimés
  • Omega : Oléocaps 4 Défenses naturelles Pranarom
  • Huiles essentielles de Ravintsara et Eucalyptus globulus…
  • Se frictionner pendant 3 jours 5 fois par jour les avant-bras ou le thorax avec quelques gouttes d’huiles essentielles.
  • C Acerola, Zinc et Vit D.

S’accorder des temps de repos du corps et de l’esprit sous forme de Méditation, de Qi Gong, Yoga… qui apportent apaisement et renouvellement.

Prendre soin d’une alimentation légère, variée, riche en légumes, fruits, céréales et graines.

Acupuncture

Il existe un protocole spécifique pour renforcer le système immunitaire en cas d’épidémies, qui renforce le système de défense lié aux Poumons et Gros intestin. Cycle de 3 séances.

En cas de contamination

Reconnaître les symptômes qui sont communs à toutes les formes de grippes : fièvre, toux, éternuements, écoulement nasal, douleurs articulaires et musculaires.

Consulter le plus tôt possible un médecin et appeler le 15 en cas d’urgence.

Ce que nous disent les biologistes

Les virus sont des éléments pathogènes vivants qui mutent quand on essaie de les détruire. En cela, ils sont soumis à la même loi de vie que celle qui nous habite et luttent pour une survie toujours renouvelée. Voir : La raison du plus faible de J-M Pelt, Ed. Fayard.

Première séance d’acupuncture

C’est aujourd’hui votre premier contact avec l’Acupuncture.


Je salue votre esprit de curiosité, votre confiance et vous en remercie.

Afin que vous vous sentiez à l’aise et non en domaine totalement inconnu, voici quelques points d’éclaircissement sur cette médecine ancestrale datant de 5000 ans environ.

L’acupuncture est la branche la plus connue – il y en a cinq – de cette médecine fondée sur des lois naturelles et universelles que l’on doit aux savants de la Chine antique. Médecine passée au crible d’une expérience de plus de 3000 ans.

Le diagnostic prend en compte la personne dans son ensemble, sachant qu’il n’y a pas une seule cellule qui ne soit en relation et en dépendance avec tout le système vivant de l’organisme.

C’est avant tout une médecine de terrain : en recherchant les causes profondes de la douleur ou de la pathologie, elle devra déceler les anomalies du terrain qui ont permis l’apparition des symptômes. Si le terrain n’est pas modifié, les symptômes reviendront.

C’est un travail en profondeur.

Chaque patient est un sujet d’étude complet, un univers à déchiffrer, en vue de lui permettre de retrouver l’équilibre de ses énergies, ce qui entraînera automatiquement une diminution ou disparition des symptômes.

Le vrai travail consiste, au-delà de la disparition des symptômes, à conduire la personne vers elle-même, sur son chemin, dans une harmonie qui est sienne.

Il arrive parfois que les petites aiguilles d’acupuncture donnent des résultats spectaculaires.

Oui, nous en sommes très heureux mais ce n’est pas un miracle.

Pourquoi et comment les aiguilles ont-elles cette capacité ? Pour répondre à cette question, il faudra un peu plus de temps mais je vous proposerai des pistes d’explication ultérieurement.

Vous : vous êtes un univers unique comprenant d’innombrables données constituées par TOUS les événements et les déterminants de votre existence, par vos habitudes, vos savoirs et vos ignorances. Pour appréhender cet univers, il faut au praticien un peu de temps, de sagacité et d’expérience.


Il arrive souvent que se déclare pour le patient une prise de conscience : il mesure sa part de responsabilité dans l’entretien de son organisme tant sur le plan de la manière de se nourrir que de respirer ou se reposer.

Le praticien n’est qu’un instrument, c’est l’énergie propre au patient qui exécute le travail réparateur.


J’accorde à chaque séance 1 heure. Il est des patients qui, venant pour la première fois, attendent d’une seule séance, la résolution de leurs maux. Pardonnez-moi mais j’en suis rarement capable.


Il semble que 3 séances constituent une bonne base de soins.

Un acupuncteur chinois de Montréal avait l’habitude d’expliquer qu’un trépied est stable parce qu’il a trois pieds.

Bienvenue dans l’univers d’une médecine de sagesse qui conduit à l’équilibre, à la santé quotidienne et à la longévité.

Quand le patient tombait malade, il ne payait pas son médecin. Est-ce une légende ?

L’on raconte qu’autrefois en Chine, quand le patient tombait malade, il ne payait pas son médecin. Sur quoi se fondait cette mesure ?

Faute d’immortalité, la longévité

A l’origine, les Chinois avaient fait le rêve de l’immortalité et étaient à la recherche d’une pilule magique. Nombre de récits et légendes  relatent la quête de la pilule magique. Celle-ci restant introuvable, les Sages ont alors consacré leurs efforts à obtenir la longévité ou Longue Vie,  considérée comme une facette du bonheur humain. 

Le premier empereur chinois Qin Shi Huangdi, 247 – 210 av. JC, fondateur de la dynastie Qin, obsédé par la quête de l’immortalité ne cessait de consulter mages et médecins.

Il envoya même une grande expédition composée des plus beaux jeunes gens et jeunes filles de son royaume à la recherche d’un légendaire pays peuplé d’immortels, situé sur une île inconnue afin qu’ils lui rapportent la pilule d’immortalité. Certains suggèrent qu’il s’agissait peut-être du Japon.

*On peut lire cette légende dans le joli roman de Ching Lie Chow : Le concerto du Fleuve Jaune.

L’inégalable prix de la vie

La recherche de pratiques de Longue Vie a naturellement donné naissance à une médecine soucieuse de prévenir la maladie. En Chine ancienne, plus conscient que nous aujourd’hui du prix inégalable de la vie, chacun se sentait personnellement responsable de son entretien. Les exercices de Tai Chi et de Tchi Kong permettaient de veiller à une bonne circulation des souffles et à maintenir une souplesse. La diététique fondée sur les bases mêmes de la médecine chinoise : Yin/ Yang et Cinq mouvements invitait à alterner les saveurs en fonction des saisons et de l’état de l’organisme. Une harmonie de la vie sexuelle avait sa place et son importance.  Même des exercices spirituels étaient recommandés, ce à quoi correspond peut-être aujourd’hui l’intéreêt pour la méditation.

Praticien et patients co-responsables

A cette époque, l’on raconte qu’il était courant pour un patient de verser à son médecin le montant d’un abonnement à l’année : les visites étaient établies selon un rythme précis, et entre autres, à chaque changement de saison. Examinant son patient avec régularité,  le praticien était en mesure d’établir les points faibles du moment présent  et en déduisait  les conséquences qui risquaient de se manifester aux saisons suivantes. Prévenant ainsi l’évolution d’une pathologie, il savait indiquer, ou bien un nouvel exercice pour régulariser les souffles, ou bien un conseil alimentaire pour réajuster les besoins en saveurs spécifiques, ou encore  il plaçait quelques aiguilles pour rétablir l’équilibre.

Le patient avait confiance en son médecin, et réciproquement le médecin avait confiance en son malade.

De retour chez lui, le patient ne s’en remettait pas aux seules prescriptions du praticien pour l’entretien de sa santé ou la correction de ses maladies, il avait hérité du savoir qui lui permettait de comprendre d’où venait son problème et de discerner sa part personnelle pour le régler.

Pourquoi ?

Parce qu’ils partageaient la même vision du réel

 et parlaient le même langage.

Il est donc  tout à fait vraisemblable d’envisager qu’à cette époque si, en dépit des conseils du médecin et des visites régulières, le patient tombait malade, les soins n’étaient plus payants. Le médecin se montrait capable de mettre en cause son savoir et sa compétence et par là même de progresser.

 Or, dans nos cabinets occidentaux, nous, praticiens de médecine chinoise nous heurtons quotidiennement à une difficulté : ce que nous disons à notre patient ne correspond pas à ce qu’il entend. Prenons, entre autres, l’exemple du mot Foie. Classiquement, selon le point de vue scientifique moderne, c’est un organe qui a une importante relation avec la digestion. Or, selon  la vision médicale chinoise, et tel que l’indique l’idéogramme qui le désigne, il est « Bouclier de l’organisme » et couvre un vaste champ d’énergie très spécifique qu’il est impossible d’expliquer en quelques mots. Pouvons-nous « parler le même langage » ?

Une parole universelle transmise dans un langage spécifique

La médecine chinoise se fonde sur une parole universelle parce que son vocabulaire se sert  des mots : Ciel, Terre, Vent,  Chaud,  Froid, Souffles, Homme… communs au nôtre.  Mais par nature, son langage reflète une vision, une pensée, une culture et une époque. En cela, il présente un aspect spécifique.

Cependant, le corps du patient qui retrouve la santé après la pose d’aiguilles, ne comprend-il pas clairement le langage universel  de la médecine chinoise ?

Dans notre société, nous avions été éduqués à remettre notre santé entre les mains de la médecine officielle. Tant que nous n’avions pas besoin du médecin, nous nous considérions en bonne santé. Si nous tombions malade, la médecine allait faire le miracle de nous guérir.

Or, depuis plusieurs années, peut-être influencé par l’aspect préventif de la médecine chinoise, le grand public d’Occident a accès à une large information pour entretenir au mieux sa santé et l’on remarque de grands progrès dans la réflexion et l’effort de prise en charge.

Ce qui permet au praticien de médecine chinoise de pouvoir   « faire confiance à son patient »

Rythme de séances d’acupuncture

Si l’on en croyait les traités de médecine chinoise publiés pas les hôpitaux de Pékin ou autres centres de Chine, un traitement comprendrait un minimum de 10 séances. Et presque tous les jours.

Nous ne sommes pas en Chine et l’expérience nous a montré que 3 à 5 séances sont en général suffisantes pour traiter un problème ponctuel.

L’expérience nous a également montré que les patients qui se sentent en harmonie avec la médecine chinoise et décident eux-mêmes d’un rythme régulier – 1 fois par mois, 1 fois tous les deux mois, à chaque changement de saison, constatent une véritable amélioration de leur état général et un système immunitaire plus efficace.

L’homme heureux

Le  niveau de vie s’est amélioré dans nos sociétés
La longévité s’est accrue
La médecine sauve des vies en péril…
Alors POURQUOI
Tant de personnes angoissées, stressées,
tant de dépressions, pourquoi l’obésité,
pourquoi les anti-dépresseurs, les somnifères,
pourquoi tant de difficultés à être simplement heureux ?

La médecine chinoise s’est élaborée dans le but de maintenir : l’homme en bonne santé par son équilibre physique l’homme heureux par son équilibre psychique.

« Les émotions, les sentiments, les pensées sont le fruit de nos fermentations cellulaires »
dit la médecine chinoise soulignant l’aspect indissociable du physique et du psychique.
Les neurosciences la rejoignent aujourd’hui, dans leurs découvertes du fonctionnement du cerveau.

Mais pour la médecine chinoise, le « cerveau » ne se situe pas exclusivement sous la boîte crânienne :

« La mémorisation, l’étude des faits et des données, la claire cognition sont sous l’influence du Souffle de la Rate-Pancréas »


« La profonde tristesse, provenant d’un vide de Souffle des Poumons, se transforme souvent en contrariété et colère »

« Quand le sang du Cœur ne nourrit pas suffisamment l’Esprit, il y a risque de dépression »

« La stagnation du Souffle du Foie entraîne de la frustration, de l’agressivité, de la rigidité mentale, de la nervosité, de l’arrogance, voire de la violence »

«Une bonne vitalité du Souffle des Reins se traduit par une activité ordonnée, du courage et de la douceur, une capacité de grande somme de travail sans tensions et un rapport aux autres respectueux et confiant. »

La relation organes/émotions ou physique/psychique selon la médecine chinoise :

Tableau de base :

                                    En bon état                                                 En  moins bon état

Foie                        Patience, Détermination, Planification      Nervosité, Colère
Cœur                      Contentement, Joie                                        Panique
Rate-Pancréas       Mémoire, Confiance                                     Angoisse
Poumons                Sérénité, Prévoyance                                     Tristesse et chagrin
Reins                      Courage, persévérance                                    Peur, faiblesse mentale


(Les mots : Foie, Cœur, Rate-Pancréas, Poumons et Reins sont la traduction hâtive d’un champ d’énergie bien plus large et plus complexe.)

Est-ce à dire que le fonctionnement correct, en quantité et qualité énergétiques de nos organes, a pour conséquence un esprit équilibré et harmonieux qui concourt au fait de se sentir heureux ? Que nos réponses aux divers stimuli de notre environnement, social ou affectif, sont modulées par l’état des Souffles qui remplissent ou non, nos divers organes ?

C’est en tous cas, le credo des lois énergétiques de la médecine chinoise.

Exemple : les stagnations des souffles au niveau du Foie sont à l’origine de la plupart des maladies et du fameux stress nocif.
 
En parodiant Le malade imaginaire :                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                -Vous vous plaignez d’insomnie, de nervosité, de tensions, de raideurs dans la nuque ? –  c’est le foie !
– Vous vous sentez rigide, agressif, coléreux, insatisfait, frustré ? – c’est le foie !
– Vous souffrez de maux de tête, de gorge serrée, de douleurs musculaires ? –  c’est le foie !
– Votre ventre est gonflé tout de suite après les repas ? – c’est le foie !
 –  Vous êtes irrésistiblement attiré par des sucres et sucreries ? –  c’est le foie !

Bien sûr, pas tout à fait si simple, car chaque organe entretient avec tous les autres des relations intimes, et une stagnation au niveau du Foie peut avoir diverses causes et conséquences qu’il faudra traiter selon des lois spécifiques.

Que nous suggère la science des Souffles pour maintenir nos organes en bon état de fonctionnement ?

Le sommeil : chacun a fait l’expérience du potentiel réparateur d’une nuit de bon et vrai sommeil. Le sommeil est fragile, car c’est toute l’activité du mental et de cerveau qui est en jeu. Empereur absolu de notre vitalité, le Shen,/cerveau est apparentée au Feu en médecine chinoise. Puissant et fragile comme une flamme, l’état du Shen détermine la qualité du sommeil. Soutenu par d’autres énergies, il est le garant de la vie.
Soigner, réparer sa qualité de sommeil est la base d’un état de santé équilibré.

La respiration : tout être vivant ne peut survivre plus de quelques minutes s’il est privé d’air. L’air que nous inspirons n’a début ni fin, à chaque inspiration nous puisons dans une réserve infinie qui ne cesse pas son recyclage de souffles expirés et inspirés. Une multitude d’informations subtiles transitent par cet air qui nous maintient en vie. Lui accorder quelques instants de reconnaissance n’est peut-être pas de trop.

L’alimentation : il existe une assonance entre les produits que nous ingérons et nos réponses cellulaires : absorber un fruit ou légume de belle qualité dans la saison qui lui correspond « remet à l’heure » les cellules leur permettant de s’adapter. Absorber un aliment chimiquement frelaté, trop sucré, trop salé, « mort » blesse les cellules et entraîne un désordre parfois un affolement, porte ouverte à divers déséquilibres voire maladies graves à long terme.
 Ne pas se compliquer la vie mais être vigilant à la qualité, à la « propreté » de ce que nous consommons. Cela demande de nos jours un peu de temps et d’attention. Mais quelle récompense dans le maintien d’une santé naturelle !


L’élimination : « ce qui sort est plus important que ce qui entre » disait un acupuncteur japonais. Eliminer évite les blocages, les stagnations. Il est conseillé d’être très exigeant avec ses fonctions d’élimination qui sont purification et renouvellement de ces Souffles qui bâtissent chaque jour à nouveau le corps dans son ensemble. 

Le travail des aiguilles d’acupuncture :  ré-accorder la force vitale
La santé et le bonheur proviennent d’une force vitale bien accordée.
Posées sur des points stratégiques, choisis en fonction du diagnostic établi par le praticien,  les aiguilles d’acupuncture attirent ou déplacent les Souffles, dans le but de ré-accorder la force vitale.  Chaque point d’acupuncture peut être vu comme le départ d’une des mille et une cordes qui composeraient un immense instrument du musique : un organisme humain.

Boîte à outils :

Libérer une stagnation au niveau du Foie : potion magique : une cuillère à soupe de vinaigre de cidre bio, une cuillère à café de miel, à dissoudre dans de l’eau tiède. Prendre une fois par jour pendant 3 semaines à la fin du petit déjeuner.

Quelques minutes de respiration : s’accorder chaque matin, avant que commence la plongée dans l’activité de la journée,  5 minutes seulement pour faire dans le silence quelques inspirations et expirations, est porteur d’un bénéfice dont peuvent témoigner tous ceux qui le pratiquent. 
Une manière d’entraîner son mouvement respiratoire – absorption et rejet, c’est à dire distinction et discernement – qui, face à un stress trouvera plus immédiatement sa réponse

Nourrir les énergies par une alimentation simple, fraîche, saine.

Eviter le couplage : congelés/micro-ondes pourquoi ?
Prolongeant dans un langage contemporain ce qu’enseigne la tradition de la médecine des Souffles, la science nous démontre que tout le vivant procède par informations cellulaires. Quand un produit a été congelé, décongelées ses cellules gardent en mémoire cette glaciation, proche de la stagnation définitive qu’est la mort des cellules. Nos cellules doivent à leur tour traiter ces informations extrêmes et ne pourront jamais totalement éliminer de leur « cerveau » cette information lourde et encombrante.


Si, ensuite on les soumet à cette agitation moléculaire de haut niveau que transmettent les ondes du four à micro-ondes, elles s’informent docilement, s’agitent follement elles aussi, se carbonisent parfois sans qu’on le remarque… et voilà ce que l’on consomme ! Comment les cellules pourraient-elles garder le bon ordre qui est à la base d’une homéostasie équilibrée ?
Un usage modéré et intelligent de ces techniques de progrès peut avoir des aspects pratiques et
utiliser des produits congelés puis le micro-ondes n’est pas mortel à court terme, la perversité est lente et insidieuse. Si on peut s’en passer….

Elimination : exiger une élimination quotidienne écarte les pathologies compliquées.
Massage de l’abdomen, avant même de quitter le lit le matin : avec la paume de la main droite, masser en cercle la partie droite de l’abdomen située au-dessous des côtes 36 fois. Faire la même mouvement à gauche, avec la paume de la main gauche, 36 fois. Puis masser, la partie de l’abdomen située sous l’ombilic en larges cercles, jusqu’à obtenir une sensation de chaleur.
Et puis, debout ! La journée peut commencer.

« Alors qu’attendons-nous pour être heureux » ?

Les douleurs du dos en médecine traditionnelle chinoise

Selon les analyses de la médecine chinoise, les douleurs du dos proviennent de trois origines principales :

Attaque externe : le vent, le froid, l’humidité sont des énergies qui attaquent un organisme qui n’a pas pu se protéger ou qui se trouve momentanément affaibli. 

Le grand méridien Tae Yang, Grand Yang, qui parcourt le corps, du coin interne de l’œil jusqu’au 5ème orteil, intéresse les muscles grands dorsaux, qui  parallèles à la colonne vertébrale la soutiennent dans son ensemble.

Les énergies dites « perverses » dans ce cas, pénètrent les tissus organiques et le Grand Yang protecteur est touché dans son intégrité. Dans ce cas, l’attaque est encore superficielle, intéresse principalement les tissus musculaires.

Les aiguilles d’acupuncture et la moxibustion – usage de l’armoise- donnent des résultats rapides et satisfaisants.

Attaque mécanique : à la suite d’un trop grand effort, d’une mauvaise posture, d’un geste maladroit, d’un accident, une douleur se déclare. Selon les circonstances, l’attaque sera plus ou moins sérieuse. Une vertèbre peut être déplacée, le bassin peut être déséquilibré… Une intervention rapide est recommandée afin d’éviter que le corps invente des compensations qui engendreront de nouveaux types de douleur.

Souvent, dans ce cas, un travail d’équipe est favorable : un kinésithérapeute, un ostéopathe… dans un travail en douceur vont permettre à la structure de reprendre la bonne position.

Les aiguilles d’acupuncture sont complémentaires en rééquilibrant les énergies plus profondes perturbées par le traumatisme. Elles activent le phénomène de réparation. Les résultats demandent de 3 à 5 séances.

Attaque interne : les douleurs du dos se sont installées petit à petit, suite à des tensions diverses,  à une perturbation des Souffles, conséquente à du stress, des soucis, des états émotionnels difficiles, à une maladie physique ou psychologique, à une hygiène de vie déficiente, aux années et à l’âge.

Les aiguilles d’acupuncture dans ce cas jouent un rôle important. Le praticien recherche la cause  à l’origine de la douleur.  Les aiguilles conduisent à une correction des phénomènes profonds qui ont permis l’apparition de la douleur.  Si l’amélioration est certaine, la guérison totale n’est pas toujours assurée. Dans ce cas, le traitement est généralement plus long et demande un peu de persévérance et patience.

Toute douleur de dos aiguë, persistante et résistante à tout traitement doit conduire rapidement à une investigation plus approfondie. Le dos et l’abdomen fonctionnent en synergie et en échos.

Questions :

1-L’acupuncture soigne-t-elle l’arthrose ?

–      L’acupuncture soulage les douleurs dues à l’arthrose mais ne peut faire disparaître les causes de la douleur qui sont inscrites dans les tissus. En effet, l’arthrose est une forme de dégénérescence des tissus cartilagineux avec prolifération de tissu osseux. Elle touche les hommes et les animaux.

La médecine chinoise a deux effets :

–      Elle favorise la correction de certains paramètres d’hygiène de vie, ce qui permettra de limiter et freiner  le développement de la pathologie.

–      Elle diminue la douleur en renforçant des énergies essentielles.  La pose d’aiguilles sur des points stratégiques permet de redonner de la force aux tissus osseux, de la souplesse et de la tonicité aux tissus musculaires.

2- L’acupuncture soigne-t-elle la sciatique ?

Le pincement du nerf sciatique qui provoque une douleur invalidante qui se propage jusque dans la jambe, peut avoir pour origine une des trois « attaques » décrite ci-dessus, ou parfois être due aux trois «  attaques », additionnées.

Selon le diagnostic établi par le praticien, le traitement demandera de 2 à 6 séances, et dans la majorité des cas, l’acupuncture est efficace et rapide.

Reconstituer nos forces profondes et renforcer notre système immunitaire

La médecine chinoise, efficace pour traiter un grand nombre de pathologies, est aussi et peut-être avant tout une médecine de prévention.

Elle nous enseigne que l’automne et l’hiver, saisons qui invitent à un retour vers l’intérieur, sont propices à reconstituer nos forces profondes et à renforcer notre système immunitaire.

MAKI Susumu – Nostalgie d’automne

Comment ? La médecine de l’énergie comporte plusieurs branches : la diététique, les exercices des souffles : Qi Gong et Tai Chi, les plantes, l’acupuncture.

Une diététique appropriée :

Ban Gue, (- 457 à -221), célèbre médecin de l’époque des Royaumes Combattants, donnait le conseil suivant :

« Quand une personne est malade,

 on lui conseille de  se soigner d’abord avec des aliments.

 Si cela ne donne pas de résultats, utilisez les plantes. »

L’alimentation joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies. Comment se nourrir pour adapter son alimentation aux besoins du corps, le maintenir en état d’équilibre, en variant selon les saisons et les âges de la vie ?

Comme les sèves retournent à la racine des végétaux, en automne et hiver, notre énergie fait retour dans nos « racines ». La règle consiste à choisir des aliments qui  conduisent l’énergie plus en profondeur dans l’organisme afin de renforcer ces zones profondes. En automne comme en hiver, les légumes racines, les légumes secs, les noix, amandes, noisettes, les fruits secs seront abondants.

En Occident, nous avons de multiples informations concernant les vitamines ou les minéraux, mais nous n’avons pas appris à nous servir des aliments pour la construction et le maintien de notre santé. De ce point de vue, nous pourrions envier nos amis asiatiques qui ont reçu ce savoir transmis de génération en génération depuis des siècles, s’ils ne semblaient l’oublier complètement aujourd’hui !

Par ailleurs à l’époque où nous vivons, se dressent devant nous des obstacles qui demandent une vigilance accrue : un grand nombre d’aliments sont frelatés et contiennent des produits directement nocifs pour notre santé. En témoigne chaque jour une presse qui ne cesse de tenter d’avertir lecteurs et consommateurs.

Gomasio : précieux en hiver, un condiment composé de graines de sésame et de sel.

Gomasio est un mot japonais composé de : goma : sésame, shio : sel.

Fabrication de Gomasio :                                                                                        
1cc de sel pour 12cc de graines de sésame.

Faire griller des graines de sésame. Les réserver.

Faire griller légèrement du gros sel de mer.

Mélanger les deux ingrédients et les broyer, soit au pilon dans un souribachi, soit au moulin.

Votre condiment est prêt et vous pouvez en saupoudrer légumes, potages et salades.

AUTOMNE

Le régime alimentaire « automne » consiste à nourrir la sphère METAL : Poumons et Gros intestin,  et protéger la sphère BOIS, Foie, Vésicule biliaire, pour préparer le printemps.

Les saveurs piquantes et acides sont recommandées.

La saveur piquante est expansive et stimule la circulation sanguine. Elle réduit l’humidité interne et les mucosités. On la trouve principalement dans : oignons, ail, poivre, tous les piments, cumin, basilic, radis noir, radis, poireau, gingembre, fenouil, menthe, marjolaine…

La saveur acide, astringenteest conseillée en petite quantité car elle protège le foie qui, en cette saison, est en repos naturel. On la trouve principalement dans les aliments suivants : citrons, citrons verts, pamplemousse, pommes acides, prunes et poires, olives, pickles, pain au levain, chou cru et choucroute crue.

 HIVER

Le régime alimentaire « hiver » consiste à nourrir la sphère EAU : Reins et Vessie et protéger la sphère FEU, Cœur et Intestin grêle, pour préparer l’été.

Les saveurs salées et amères sont recommandées.

La saveur salée nourrit les Reins et fait descendre l’énergie dans l’intérieur et le bas du corps, favorise la concentration et fortifie le Cœur.

On la trouve principalement dans le sel bien sûr – choisir le sel marin –, les algues, le soja et surtout dans le miso avec lequel nos amis japonais nous apprennent à faire de délicieux potages. Egalement dans tous les légumes fermentés que l’on appelle « pickles » : navets, betteraves, concombre, choucroute crue…

La saveur amère qui nourrit et protège le cœur se trouve, entre autres, dans les aliments suivants : laitue, cresson, endive, scarole, navet, céleri, seigle…

Le Natto, le meilleur des probiotiques. Un miracle pour nourrir nos bactéries de vie !

C’est la bactérie Bacillus subtilus natto qui donne son nom au Natto, composé de grains de soja fermentés.

Bien connu au Japon, ce produit « médicament » s’exporte difficilement en raison de son odeur forte et de son aspect filandreux.

A vrai dire, ce n’est pas pour son goût que l’on consomme du Natto mais pour les bienfaits exceptionnels qu’il apporte à la flore intestinale ou microbiote intestinal. Pourtant, marié au riz chaud et enrobé d’une feuille d’algue Nori, il peut devenir une friandise.

En bref, le Natto permet une multiplication des bactéries indispensables au bon fonctionnement du microbiote intestinal, ce microbiote dont on découvre le rôle essentiel non seulement pour le système immunitaire mais pour tout un ensemble de fonctions y compris  fonctions cérébrales et comportementales.

Où trouver du Natto ? Dans les épiceries japonaises  et Au Natto du dragon : www. Natto-dragon.com

Savourer le Natto : mini stages avec Claire Fontaine, sur rendez-vous.

Renforcer l’énergie essentielle Jing en automne et hiver :

Notre énergie la plus précieuse, nous disent les sages, est l’énergie essentielle Jing. Elle réside principalement dans la sphère dite Reins. Elle est notre source de vitalité, notre force de résistance. Elle nourrit les moelles, le cerveau. D’elle dépend notre fécondité physique, mentale et spirituelle, notre créativité, notre épanouissement.

C’est elle qui permet de nous adapter et de « tenir » dans les chocs de l’existence. Elle s’apparente, en partie, à la fonction des surrénales. Acquise au moment de la conception et pendant la gestation, on ne peut l’augmenter mais elle peut être préservée et restaurée, principalement en automne et en hiver.

Sur le plan alimentaire, on insistera sur :

–          Noix, amandes

–          Graines de sésame  blanches et noires – à faire griller avant usage

–          Crème de sésame – tahini – ou crème d’amandes

–          Toutes les légumineuses : pois chiches, haricots secs divers et azukis

–          Pollen et gelée royale

–          Micro-algues : spiruline, chlorella…

Des exercices pour renforcer :

–          Accorder plus de temps et de soin au repos : le sommeil permet la reconstitution des énergies les plus profondes et essentielles de l’organisme. Une sieste de 20 minutes, même au travail, sur place, est d’un bénéfice insoupçonné.

–          Des marches quotidiennes, même en hiver, qui permettent de « rencontrer le Froid » tonifient la sphère Reins.

–          Exercices de Qi Gong, Tai Chi ou de Yoga.

–          Toutes les formes de disciplines qui conduisent à la concentration et l’apaisement de l’esprit sont favorables au maintien d’une énergie Jing en bon état.

–          En cas d’atteinte par le froid, au début de l’attaque, un bain très chaud avec du gros sel peut enrayer l’évolution vers le rhume ou autres complications. Précaution : garder un gant d’eau froide sous la main pour mettre sur le front si la chaleur est excessive et s’allonger à la sortie du bain jusqu’à ce que le rythme cardiaque redevienne normal.

Des plantes pour protéger :

–          Equinacea pour protéger la sphère Poumons : 2 à 3 gouttes dans la carafe d’eau quotidienne. Davantage en état de crise

–          Pollen

–          Vitamine C – Acerola

–          Citrobiotique – un « antibiotique » naturel qui ne détruit pas les bonnes bactéries

–          Aromaforce : composé précieux d’huiles essentielles

–          Ravintsara : huile essentielle anti-virale puissante. En cas d’épidémie : diluer 3 gouttes de Ravintsara dans une petite quantité d’huile végétale, et l’appliquer en massant sous la voûte plantaire zone talon antérieur

–          Millepertuis, en cas de baisse du moral (vérifier qu’il n’y a pas incompatibilité avec des médicaments)

–          Tisanes : verveine, tilleul, sauge, menthe

De l’acupuncture pour équilibrer :

Un traitement par les aiguilles d’acupuncture,  permet de ré-accorder les énergies du corps à leur milieu ambiant interne et à leur environnement externe. Les énergies circulent alors librement, sans obstacle. Les cellules retrouvent leur luminosité, gage de santé et de vitalité.

Le Dr Shou Ming de Montréal conseille trois séances aux changements de saisons pour les patients en bonne santé. Parce que, explique-t-elle, Trois est le chiffre du trépied qui représente la stabilité. La première séance informe l’organisme, la seconde permet l’assimilation de l’information et la troisième stabilise.

Un « vaccin » par acupuncture 

 Il existe un protocole composé de trois séances, visant à renforcer le système immunitaire et protéger de la grippe et des affections pulmonaires. On l’appelle « le vaccin par acupuncture ». On tonifie les méridiens du Gros intestin – notre réserve en bactéries favorables – et le Foie, le bouclier de l’organisme. Chaque séance est espacée d’une semaine.

Moxas : Pour renforcer l’énergie Yang, l’armoise sous forme de moxas est le traitement indiqué en hiver. Le soin par moxas n’est pas anodin et obéit à des lois précises : un diagnostic doit être établi auparavant.

Qu’est-ce que la moxibustion ?

Le mot moxa est une déformation du mot japonais : mogusa qui signifie : herbe brûlée. Cette herbe est l’armoise, plante commune qui pousse sur les bords des chemins. Pour l’usage thérapeutique, elle est transformée en une sorte de bourre que l’on peut allumer et qui répand de la chaleur.

On distingue des moxas indirects pratiqués avec des cigares d’armoise, ou des moxas directs, petits cônes posés directement sur des points d’acupuncture soigneusement sélectionnés.

Ses propriétés

Apport de chaleur externe qui se transmet à l’intérieur de l’organisme 

Réchauffe les méridiens et disperse le Froid

Stimule l’énergie Yang du corps

Désobstrue les stagnations sur le trajet des méridiens

Stimulation des centres nerveux dans le cortex cérébral

Augmentation en intensité de l’activité des organes

Détente de toutes les contractures

Action antibiotique et stimulation du système immunitaire

Selon le Pr Leung Kok Yuen, les moxas auraient des effets comparables à ceux des rayons X, des rayons ultra-violets et des rayons du radium mais sans préjudices secondaires.

La beauté du visage

Embellir en vieillissant
Il est naturel de louer la beauté de la jeunesse qui est  beauté de promesses. La beauté qui vient avec l’âge, plus mystérieuse, est celle de l’accomplissement. Bien souvent le visage de l’âge mûr est plus émouvant que celui des 20 ans, il reflète tous les méandres et paysages d’une vie humaine, les joies et les peines, les attentes et les bienfaits…  nos multiples visages.

« Un lifting peut donner provisoirement à un visage un aspect plus jeune de dix ans mais l’on n’y trouvera plus l’éclat et la beauté du teint, témoins d’une bonne santé. En fait, la personne ne paraîtra ni plus jeune ni plus belle car l’on ne pourra pas percevoir sur son visage cette vitalité qui ne peut venir que du fond de soi-même. »  Dr. Ping Zhang (La beauté du visage  Ed. Phu-Xuan.)

Un visage paisible et rayonnant

La médecine chinoise s’adosse sur une Sagesse profonde et ancienne de 5000 ans. En remettant de l’ordre dans les Souffles, la finalité de tout traitement n’est-il pas de restituer à la personne l’équilibre nécessaire pour lui permettre de prendre le chemin vers sa propre sérénité ?
Une tranquillité intérieure est la source inépuisable d’un visage paisible et rayonnant.

L’unique beauté de chaque visage

Visages d’une femme  indienne,  d’une femme chinoise, d’une femme africaine, d’une femme perse, d’une femme esquimau, d’une femme américaine, d’une femme européenne… et aussi visages d’hommes… Par quoi sont modelés tous ces différents types de visages ? Peut-être les Vents et les Eaux en proportions différentes selon chaque région du globe… ?


A partir de notre type de base, notre visage se transforme et se sculpte tout au long de notre vie. « Mes rides ? J’ai attendu tant de temps pour les avoir » répondait paraît-il la grande actrice italienne Anna Magnani.

La médecine chinoise  nous enseigne que la transformation du visage est le résultat de la circulation des Souffles que l’on appelle Qi et Sang.
Qi est l’aspect plus subtil et dynamique de la matière et le Sang – qui n’est pas seulement le sang rouge – l’aspect plus concret et plus inerte. Le Sang nourrit les tissus, le Qi leur assure leur force. Qi est Yang et le Sang est Yin. Le visage est la partie la plus Yang du corps. Il est parcouru par les Six méridiens Yang. C’est pourquoi le visage supporte le froid en hiver alors que tout le reste du corps a besoin d’être chaudement couvert.


Les proportions de Qi et de Sang au sein de nos organes sont responsables de nos émotions et de leurs manifestations qui se traduisent souvent sur le visage. Un visage régulièrement bien nourri par le Qi et le Sang reflètera une vitalité et une harmonie toujours agréables à contempler.
Observer le visage est une étape importante du diagnostic.

L’observation du visage

Rencontrer l’autre, c’est d’abord rencontrer un visage, un unique visage. Ainsi nous développons tous une sensibilité particulière et répondons par diverses émotions à  la rencontre d’un visage.

En médecine chinoise, la démarche diagnostique, qui comprend un grand nombre d’étapes, invite le praticien à une observation méthodique du visage.

  1. Le regard et les yeux :  « Les yeux sont le reflet de l’énergie des cinq organes. » Ainsi l’éclat du regard renseigne sur l’état de la vitalité et les facultés de l’esprit. Les cernes sont une manifestation de faiblesse au niveau des Reins ou de la Rate-Pancréas.
  2. Le teint : « Le teint harmonise les cinq couleurs fondamentales ». Un teint sans éclat ou l’apparition d’une couleur dans un lieu précis indique l’état de l’énergie et l’organe déséquilibré.
  3. La peau :  sa souplesse, sa tonicité, sa lubrification renseignent sur la circulation du Qi et du Sang. La peau est considérée comme notre troisième poumon, elle inspire et expire avec l’ouverture et la fermeture de ses pores. La peau est sous la dépendance du Qi et du Sang des Poumons.
  4. Les lèvres : elles reflètent l’état de l’énergie de la Rate-Pancréas et de l’Estomac.

… et encore bien d’autres éléments viennent enrichir la démarche diagnostique, mais ici retenons simplement  que la lecture d’un visage peut donner des signes objectifs pour conduire le praticien à choisir un traitement adapté.

Diagnostic succinct

Un beau visage présente un teint harmonieusement composé des Cinq couleurs. Si le rose domine c’est l’excellent signe d’une bonne circulation des énergies et de la juste présence du Feu bien à sa place. Si les organes présentent des déséquilibres, on peut observer les symptômes suivant :

  • Qi et Sang du Cœur déséquilibrés : visage bouffi, et si insomnies, risque de cernes noirs et yeux gonflés.
  • Qi et Sang des Poumons déséquilibrés : peau mal nourrie, teint sec et flétri, rides.
  • Qi et Sang du Foie déséquilibrés : taches brunes, rides et teint gris
  • Qi et Sang de la Rate-P. déséquilibrés :  teint jaune, peau mal nourrie, perte de tonicité, affaissement des tissus. Le visage peut être bouffi et des poches et cernes sous les yeux apparaître.
  • Qi et Sang des Reins déséquilibrés : cernes noirs et taches brunes. Tension de la peau, taches brunes, rides et risque de perdre ses cheveux.

Le visage est le reflet extérieur d’innombrables mutations internes et est relié à tout l’ensemble du corps. La circulation du Qi et du Sang dans l’organisme est responsable de la qualité de notre santé, en conséquence de notre teint et de la beauté de notre visage.

Pour garder un beau visage, il est important de veiller à la qualité du Sang et à la libre circulation du Qi et du Sang dans tous les systèmes méridiens

La qualité du Sang

Selon l’optique de la médecine chinoise, le Sang est l’aspect nutritif de tous les organes et tissus. Sa qualité dépend en premier lieu de notre patrimoine génétique où  règne la plus grande inégalité qui soit ! Sur cet aspect inné, nous n’avons pas vraiment d’action : nous pouvons soit le préserver et le faire fructifier, soit le dilapider.

Nous pouvons améliorer la situation par l’acquis. Le Sang est entretenu et nourri par l’air que nous respirons et par les aliments que nous ingérons. L’on ne dira jamais assez aujourd’hui à quel point la qualité d’une alimentation saine et équilibrée concourt à la qualité du Sang. L’on se demande parfois pourquoi nos contemporains ont négligé cet aspect si simple et naturel du quotidien de l’être humain. De plus,  nous avons les moyens de gérer le plan alimentaire alors qu’il est beaucoup plus difficile d’avoir un effet sur la qualité de l’air que nous respirons.

La qualité du sommeil joue également un rôle important dans la qualité du Sang car un grand nombre d’opérations métaboliques ne se produisent que la nuit et en phase de repos. Reconnaître les bienfaits du sommeil naturel pour la beauté du visage est une évidence.

Et les émotions ?  Notre visage traduit toutes les émotions : la joie, la préoccupation, la tristesse, la peur, la contrariété. Elles ont un effet sur la qualité du Sang mais là se jouent des effets rétro-actifs :  un organisme pourvu d’un Sang de bonne qualité sera habité d’émotions mesurées et justes quelles que soient les circonstances. Un Sang faible ou pollué engendrera de l’anxiété ou de l’impatience voire de la colère.

La qualité du Sang se construit dès la naissance.                

Jeunes mamans – devenues nombreuses en France en 2008 – prenez soin de l’alimentation de vos petits. Cherchez, renseignez-vous, apprenez à faire les bons choix. Cela demande un peu de travail  car il faut remettre de l’ordre dans toutes les informations dont on nous crible et certaines sont  contradictoires.  Vous aurez pour récompense de voir votre enfant calme, souriant, joyeux, solide et présentant un beau visage.    

Pour une bonne circulation du Qi et du Sang : Bouger, respirer, masser

Avoir un sang de qualité ne suffit pas, il faut qu’il circule et surtout qu’il ne stagne pas. C’est le rôle du Qi. Le Qi met en mouvement. Tout ce qui favorise la circulation des Souffles dans l’organisme renforce le Qi : mouvements externes et mouvements internes. Donc : bouger et respirer !

Il est favorable de porter de temps en temps son attention sur son propre mouvement respiratoire en se souvenant que notre vie ne tient qu’au seul fil de notre inspiration/expiration !
Masser chaque jour, même quelques minutes, certaines zones du corps fait circuler le Qi et le Sang en superficie.

L’activité mentale, la plus Yang des activités représente une forme de respiration plus subtile. Elle a un rôle très important dans la circulation du Qi.  Etudier, réfléchir, s’interroger, remettre en question ses acquis est une façon de faire circuler les souffles.

Indications spécifiques pour le visage

Il existe en médecine chinoise un grand éventail de massages et d’auto-massages du visage. Sans entrer dans le détail de ces techniques, on peut chaque jour profiter des soins de toilette quotidiens pour introduire des petits massages ciblés : les gommages, le démaquillage, la pose de la crème… effectués avec attention apportent plus de bienfaits que l’on ne l’imagine.

L’huile de bourrache est l’huile de beauté de la peau. Indiquée en automne où la peau a tendance à se dessécher. Le choix des crèmes et cosmétiques peut aussi être repensé : les produits biologiques se sont multipliés, leurs qualités améliorées et nous trouvons de plus en plus de produits que nous « pourrions manger »., les seuls que nous devrions proposer à notre peau qui les absorbe et les « avale ». Si besoin est, un maquillage léger, dont le double but, en unifiant le teint et rougissant les lèvres, est de donner l’apparence de la santé et souligner l’éclat de la personne, n’est pas à négliger. Tout en offrant aux autres un visage plus attrayant, il redonne le moral !

Le rôle de l’acupuncture

Si l’on vient consulter en demandant « un lifting par les aiguilles », le praticien ne pourra se contenter de poser seulement des aiguilles sur le visage. Dans ce cas, le résultat ne saurait être ni conséquent ni à long terme. Si le teint est fané, si les traits tombent, si la peau est sèche, si les rides se multiplient, le praticien devra faire dans un premier temps un diagnostic complet pour déterminer les organes qui fonctionnent de manière défectueuse. Puis choisir le traitement général et travailler sur le visage en réponse au traitement de base. Une acupuncture bien menée fait circuler le Qi et le Sang d’un bout à l’autre des méridiens et dans ce cas le traitement par acupuncture aura un effet retentissant sur le visage. Selon les cas, pour obtenir des résultats satisfaisants, de 3 à 10 séances seront nécessaires.

Reconstituer ses forces profondes

La médecine chinoise est une médecine de prévention.

Son système d’observation et d’analyse lui permet d’anticiper les situations à venir et de prévenir les maladies. Par exemple, un été froid comme celui que nous venons de vivre a marqué d’une carence en énergie Yang tant la nature que l’être humain. L’énergie Yang est cet aspect de l’énergie qui ressemble au soleil, au jour, au dynamisme, à la chaleur, aux boucliers externes protecteurs de l’organisme. Nous pouvons en déduire que nous abordons les saisons de l’automne et de l’hiver avec une déficience en énergie Yang.

Les plus résistants vont puiser dans leurs réserves. Les autres vont devoir développer de nouvelles capacités d’adaptation. Déjà, nombreux sont ceux qui se sentent inexplicablement fatigués et plus sensibles aux atteintes de froid. Le système immunitaire affaibli risque d’autoriser les attaques de tous les virus qui nous menacent.

Que nous indique la médecine chinoise pour y remédier ?
• Une diététique appropriée
• Des exercices pour renforcer
• Des plantes pour protéger
• De l’acupuncture pour équilibrer

Le Dr Shou Ming Xia de Montréal conseille 3 séances aux changements
de saisons pour les patients en bonne santé. Pourquoi 3 ?
3 est le chiffre du trépied qui représente la stabilité. La première
séance informe l’organisme, la seconde permet l’assimilation
de l’information et la troisième stabilise. Pour renforcer l’énergie
Yang, la médecine chinoise, parallèlement à la pose d’aiguilles,
préconise l’usage de la moxibustion.

Qu’est-ce que la moxibustion ?

Le mot moxibustion a été formé à partir du mot moxa qui est une déformation du mot japonais : mogusa : herbe brûlée. Cette herbe est de l’armoise, plante commune qui pousse sur les bords des chemins. Pour l’usage thérapeutique, elle est transformée en une sorte de bourre que l’on peut allumer et qui répand sa chaleur. On distingue des moxas indirects pratiqués avec des cigares d’armoise, ou des moxas directs, petits cônes posés directement sur des points d’acupuncture soigneusement sélectionnés.

Ses propriétés

Réchauffe les méridiens et disperse le Froid, donc stimule l’énergie Yang du corps. Désobstrue les stagnations sur le trajet des méridiens. Stimule les centres nerveux dans le cortex cérébral. Détend les contractures. A une action antibiotique et stimule le système immunitaire. Selon le Pr Leung Kok Yuen, les moxas auraient des effets comparables à ceux des rayons X, des rayons ultra-violets et aux rayons du radium mais sans préjudices secondaires. Le soin par moxas n’est pas anodin et obéit à des lois précises : un diagnostic doit être établi auparavant. Il est interdit dans les cas où il y a des signes de chaleur ou de ce que l’on appelle « vide de Sang ».

Des exercices pour renforcer :

• accorder plus de temps et de soin au repos. Le sommeil permet la reconstitution des énergies les plus profondes et essentielles de l’organisme. Une sieste de 20 minutes se pratique depuis toujours dans tous les pays d’Asie.
• des marches quotidiennes et « rencontrer le Froid » tonifient les Reins.
• exercices de Qi gong ou de Yoga.

Des plantes pour protéger :

Les recherches de la naturopathie nous ont donné accès à un arsenal
de produits simples et qui ont fait leur preuve. Ce ne sont pas
des plantes chinoises mais des plantes adaptées à nos besoins.
Il faut cependant toujours s’assurer qu’il n’y a pas de contre-indication
à la prise d’une plante, complément ou aliment.

• Equinacea pour protéger la sphère Poumons : 2 à 3 gouttes dans la carafe d’eau quotidienne. Davantage en état de crise.
• Pollen
• Vitamine C – Acerola
• Citrobiotique – antibiotique à base de pépins de pamplemousse
• Aromaforce : composé précieux d’huiles essentielles
• Millepertuis, en cas de baisse du moral. (Vérifier qu’il n’y a pas incompatibilité avec des médicaments).
• Tisanes

De l’acupuncture pour équilibrer :

Un traitement d’acupuncture bien mené permet de ré-accorder
les énergies du corps. Les cellules retrouvent leur luminosité,
gage de santé et de vitalité.

Une diététique appropriée

Ban Gue, célèbre médecin de l’époque des Royaume Combattants (- 457 à – 221) donnait le conseil suivant :
« Quand une personne est malade, elle doit d’abord se soigner avec des aliments. Si cela ne donne pas de résultats, utiliser les plantes. »

En effet, la diététique est une branche de la médecine chinoise qui joue un rôle essentiel dans la prévention. Savoir se nourrir et adapter son alimentation aux besoins du corps et aux saisons, constitue un aspect fondamental de cette médecine. Chez nous, en Occident, même si nous avons quelques informations concernant les vitamines ou les minéraux, nous n’avons pas appris à nous servir des aliments pour la construction et le maintien de notre santé. De ce point de vue, nous pouvons envier nos amis asiatiques qui ont reçu ce savoir transmis de génération en génération depuis des siècles. De plus, se dressent aujourd’hui devant nous des obstacles qui demandent une vigilance accrue : un grand nombre d’aliments sont frelatés et contiennent des produits directement nocifs pour notre santé. En témoigne chaque jour une presse qui ne cesse de tenter d’avertir lecteurs et consommateurs.

Le régime alimentaire « automne » nourrit la sphère METAL : Poumons et Gros intestin. Saveurs piquantes et acides sont recommandées.

La saveur piquante est expansive et stimule la circulation sanguine
en tonifiant le Coeur. Elle réduit l’humidité interne et les mucosités.
On la trouve principalement dans les aliments suivants
: oignons, ail, poivre, tous les piments, cumin, basilic, radis
noir, radis, poireau, gingembre, fenouil, menthe, marjolaine.
La saveur acide est conseillée en petite quantité car elle protège
le Foie qui, en cette saison, est en repos naturel. On la trouve
principalement dans les aliments suivants : citrons, citrons
verts, pamplemousse, pommes acides, prunes et poires, olives,
pickles, pain au levain, chou cru et choucroute crue.

Le régime alimentaire « hiver » nourrit la sphère EAU :
Reins et Vessie. Saveurs salées et amères sont
recommandées.

La saveur salée nourrit les Reins et fait descendre l’énergie dans l’intérieur et le bas du corps, favorise la concentration et fortifie le Coeur. On la trouve principalement dans le sel bien sûr – choisir de préférence le sel marin -, les algues, le soja et surtout dans le miso avec lequel nos amis japonais nous apprennent à faire de délicieux potages. Egalement dans tous les légumes fermentés que nos amis anglophones appelles « pickles » : navets, betteraves, concombre…

La saveur amère qui nourrit et protège le Coeur se trouve, entre autres, dans les aliments suivants : laitue, cresson, endive, scarole, navet, céleri, seigle…

Renforcer l’énergie essentielle Jing en automne et hiver :

L’énergie essentielle Jing réside principalement dans les Reins, elle est notre source de vitalité, notre force de résistance, d’elle dépend notre potentiel, notre épanouissement.
Sur le plan alimentaire voici les éléments qui peuvent contribuer à son renforcement :
• Noix, amandes.
• Graines de sésame blanches et noires. – à faire griller avant usage.
• Toutes les légumineuses : pois chiches, haricots secs divers et surtout azukis.
• Pollen et gelée royale.
• Micro-algues : spiruline, chlorella…

Fabrication de Gomasio : un condiment précieux en hiver.
Gomasio est un mot japonais composé de : goma : sésame, shio : sel. 1cc de sel pour 12cc de graines de sésame.
Faire griller des graines de sésame. Les réserver. Faire griller légèrement du gros sel de mer. Mélanger les deux ingrédients et les broyer, soit au pilon dans un souribachi, soit au moulin. Votre condiment est prêt et vous pouvez en saupoudrer légumes, potages et salades.

Rédigé le 02 novembre 2009 à 08:00 | Lien permanent | Commentaires (0)

Hiver / Eau : reconstituer ses forces profondes

Le 21 Décembre n’est pas le début de l’hiver selon le calendrier astronomique chinois mais son maximum : nous atteignons les jours les plus courts et les nuits les plus longues.

« L’Hiver commence quand la tortue entre sous terre » dit le dicton.

Cette date varie selon les années. Aux environs du 15 Novembre.

Les 5 éléments - MTC - Bien-être et Mieux-être 

Selon la loi des Cinq mouvements d’Energie, qui se succèdent au cours d’une année :

 – Bois/Printemps, Feu/Eté, Terre/Fin d’Eté, Métal/Automne, Eau/Hiver, domine en Hiver le Mouvement d’Energie nommé symboliquement EAU.

La caractéristique de cette saison est l’immobilisation en apparence des énergies : toute la nature est au repos. En profondeur se joue un travail fondamental tant pour les racines des arbres que pour nos racines.

En cette période, si les règles d’hygiène sont respectées, nos forces se reconstituent.

Comment améliorer notre adaptation à cette saison, renforcer notre énergie interne précieuse, notre système immunitaire et notre organisme dans son ensemble ?

Notre sphère EAU 

Du point de vue de la vision traditionnelle chinoise, cette sphère est la plus profonde et la plus précieuse de l’organisme. Elle est le lieu où se maintient la flamme de vie qui s’est allumée au moment de la conception. Là, la vie a démarré. En toute logique, se situent en ce même lieu l’appareil reproductif génital d’où peut redémarrer une autre vie, les glandes de vie et survie surrénales et un trésor d’Energie nommé en Chinois Jing, que l’on pourrait nommer Source de  vie.                                                  

« L’énergie essentielle Jing réside principale dans les Reins, elle est notre source de vitalité, notre force de résistance, d’elle dépend notre potentiel, notre épanouissement. »

Les termes occidentaux « Reins et Vessie » ont été attribués à la sphère EAU mais ne rendent pas compte de la richesse de cette sphère telle que conçue en médecine chinoise.

Quand cette sphère est en bon état, elle génère une solidité des os, la puissance et la force, la volonté, la confiance et la capacité de persévérance.

Avec une bonne sphère Eau, on « tient le coup » !

Inutile de préciser que les « Cinq Mouvements Sphères d’Energie » se nourrissent les uns les autres et sont dépendants les uns des autres. Chaque saison offre l’occasion de régénérer la sphère organique et énergétique lui correspondant.

Nous sommes en hiver, notre attention se porte donc sur EAU« Reins/Vessie ».

S’il est difficile de maîtriser notre environnement émotionnel, les domaines physiques : alimentation, exercices, hygiène de vie sont plus accessibles.

Voyons ce que l’on peut mettre en application sur le plan alimentaire.

Saveurs salées et amères sont recommandées

La saveur salée correspond à EAU – mers et océans et les 70% de liquides dont nous sommes composés –  donc la saveur principalement recommandée

La saveur salée nourrit les Reins et fait descendre l’énergie dans l’intérieur et le bas du corps, favorise la concentration et fortifie le Cœur.

On la trouve principalement dans le sel bien sûr – choisir de préférence le sel marin -, les algues, le soja et surtout dans le miso avec lequel nos amis japonais nous apprennent à faire de délicieux potages. Également dans tous les légumes fermentés que nos amis anglophones appelles « pickles » : navets, betteraves, concombre…

La saveur amère est également recommandée en hiver, pourquoi ?

Parce que la sphère EAU entretient une relation étroite avec la sphère FEU. La sphère FEU est celle du Cœur. SI EAU  devient trop forte… ?  oui, le Feu va diminuer et risque de s’affaiblir. Aussi pour protéger ce FEU et le Cœur, la saveur amère correspondant au FEU qui nourrit et protège le Cœur doit être présente dans la diététique. La nature est bien faite, : on trouve la saveur amère, entre autres, dans : laitue, cresson, endive, scarole, navet, céleri, seigle, café, thé,  chocolat noir…

Pour renforcer l’énergie essentielle Jing en hiver sur le plan alimentaire :

  • Noix, amandes… Fruits secs. Gingembre.
  • Graines de sésame  blanches et noires. – à faire griller avant usage.
  • Gomasio
  • Toutes les légumineuses : pois chiches, haricots secs divers et azukis.
  • Pollen et gelée royale
  • Algues et Micro-algues : spiruline, chlorella…

Fabrication de Gomasio : un condiment précieux en hiver.
Gomasio est un mot japonais composé de : goma : sésame, shio : sel.

1cc de sel pour 12cc de graines de sésame.

Faire griller des graines de sésame. Les réserver.

Faire griller légèrement du gros sel de mer.

Mélanger les deux ingrédients et les broyer, soit au pilon dans un souribachi, soit au moulin.

Votre condiment est prêt et vous pouvez en saupoudrer légumes, potages et salades.

Entretien  :

  • Avant tout, accorder plus de temps et de soin au repos. La fatigue ressentie est un signal positif et normal.  Dans la nature, c’est le grand sommeil. Le sommeil permet les reconstitutions des énergies les plus profondes et essentielles de l’organisme.
  • Une sieste de 20 minutes se pratique depuis toujours dans tous les pays d’Asie.
  • Des marches quotidiennes et « rencontrer le Froid » qui tonifie les Reins.
  • Exercices de Qi gong ou de Yoga.

Des plantes pour protéger :

  • Equinacea pour protéger la sphère Poumons : 2 à 3 gouttes dans la carafe d’eau quotidienne. Davantage en état de crise.
  • Pollen  – Vitamine C – Vitamine D -Citrobiotique –
  • Aromaforce : composé précieux d’huiles essentielles et autres HE dont Ravintsara.
  • Millepertuis, en cas de baisse du moral. (Vérifier qu’il n’y a pas incompatibilité avec des médicaments).
  • Tisanes : verveine, tilleul, sauge, menthe, mélisse…

Tout cela à titre indicatif et non exhaustif.

De l’acupuncture pour équilibrer :

Un traitement d’acupuncture bien mené permet de ré-accorder les énergies du corps. Les cellules retrouvent leur luminosité, gage de santé et de vitalité.

Le Dr Shou Ming de Montréal conseille 3 séances aux changements de saisons pour les patients en bonne santé. Pourquoi 3 ? 3 est le chiffre du trépied qui représente la stabilité. La première séance informe l’organisme, la seconde permet l’assimilation de l’information et la troisième stabilise.

MOXAS

Pour renforcer l’énergie Yang, il faudra cet hiver plus souvent pratiquer la moxibustion.

Qu’est-ce que la moxibustion ?

Le mot moxa est une déformation du mot japonais : mogusa qui signifie : herbe brûlée.

Cette herbe est de l’armoise, plante commune qui pousse sur les bords des chemins. Pour l’usage thérapeutique, elle est transformée en une sorte de bourre que l’on peut allumer et qui répand de la chaleur. Son parfum est assez fort.  On distingue des moxas indirects pratiqués avec des cigares d’armoise, ou des moxas directs, petits cônes posés directement sur des points d’acupuncture soigneusement sélectionnés.

Ses propriétés

Réchauffe les méridiens et disperse le Froid, donc stimule l’énergie Yang du corps.

Désobstrue les stagnations sur le trajet des méridiens.  Apport de chaleur externe qui se transmet à l’intérieur de l’organisme.

Stimulation des centres nerveux dans le cortex cérébral. Augmentation en intensité de l’activité des organes.  Détente de toutes les contractures.  Action antibiotique et stimulation du système immunitaire.

Selon le Pr Leung Kok Yuen, les moxas auraient des effets comparables à ceux des rayons X, des rayons ultra-violets et aux rayons du radium mais sans préjudices secondaires.

Le soin par moxas n’est pas anodin et obéit à des lois précises : un diagnostic doit être établi auparavant. Il est interdit dans les cas où il y a des signes de chaleur ou de ce que l’on appelle « vide de Sang ». Il risquerait d’aggraver le déséquilibre.

BON ET BEL HIVER !

Arthrose, arthrite et rhumatismes

Petit plan pour s’en sortir au mieux

Selon les lois universelles des Souffles

« Quand le Tchi (Souffle/Energie) circule librement dans l’organisme,

il n’y a ni douleur ni maladie ».

Nei Jing Bible de la médecine chinoise

Toute pathologie peut devenir une leçon de vie

 si elle augmente notre savoir

notre compréhension du vivant en nous

et autour de nous.

Définition

On nomme arthrose ou arthrite ce que l’on appelait rhumatismes.

Généralement, le mot arthrose désigne les déformations osseuses sans douleur. L’arthrite désigne les articulations douloureuses et les signes inflammatoires.

Si cette affection touche en majorité les personnes d’un certain âge, elle affecte aussi tous les âges

La médecine moderne occidentale déclare pour le moment que cette affection ne peut pas disparaître et ne propose à l’heure actuelle, pour la soulager, qu’anti-douleurs et anti-inflammatoires.

Voyons s’il existe d’autres alternatives qui redonnent à l’organisme la force pour réparer.

Nombreuses  sont les méthodes. A chacun de faire l’expérience de ce qui lui convient *e mieux. Voici quelques propositions :

Comprendre

Auto-analyse de son état énergétique : de quel type d’arthrose/arthrite s’agit-il ?

Les atteintes du bas du dos et des genoux signent un cas de déficience  de la sphère des souffles de l’Eau ( Reins-Vessie).

Les atteintes des épaules et de la nuque signent  une déficience de la sphère des souffles  du Bois (Foie-Vésicule biliaire).

Causes internes 

On trouve inévitablement en cause première une faiblesse de l’organisme et dans la majorité des cas un affaiblissement de l’énergie des Reins.

 Les Reins « engendrent la puissance et la force. Ils sont le réceptacle des sources créatrices, l’essence du sang et de toutes les matières créatrices (sperme et ovules) ».

 So Ouenn Ch. 8 et 9. (Partie 1 du Nei Jing Bible de l’acupuncture).

Le caractère chinois qui a été traduit par Reins représente « un ministre qui tient ses sujets en mains ». D’où l’idée de solidité, fermeté, concentration. A ce niveau se situe notre source de vie continue. Energie profonde. Lieu de notre force, de notre ténacité, de notre volonté, de notre capacité à « tenir ensemble » les innombrables mouvements de l’énergie.

Géographiquement, sa résidence se situe pour la face antérieure du corps : entre l’ombilic et l’os du pubis.  Pour la face postérieure : des lombaires jusqu’à la base du sacrum.

 Large ceinture dont il est important de prendre grand soin.

Au niveau Eau /Reins, se situe le réservoir de l’essence Jing. L’énergie Jing désigne l’essence raffinée emmagasinée dans les Reins. Elle est notre plus profonde et fondamentale énergie, celle qui assure la procréation et les réponses à toutes les crises graves. Elle a des correspondances avec nos surrénales.L’énergie Jing est active dans toutes les cellules de l’organisme en continu.

Quand cette partie du corps qui forme le socle de notre univers corporel s’affaiblit  en raison d’excès de toutes sortes : surmenage, défauts alimentaires, alcool, tabac, en raison de l’âge, accidents… la structure entière de l’organisme est affectée.

C’est alors que le Vent, le Froid, l’Humidité devenues « perverses » pour l’organisme en état de faiblesse attaquent.

Causes externes

Les causes externes déclenchent et aggravent les symptômes :

Vent . Froid. Humidité. Chaleur.

Vent/Froid. Froid/Humidité.  Humidité/ Chaleur…

Conclusion : la première tâche de réparation s’applique à cette zone d’énergie du corps qui a pour nom Tan Tienn (Champ de cinabre) en chinois et en japonais : Hara.

La décision et la volonté de réparer et de guérir

Cette réparation est un peu exigeante au moins temporairement. Elle demande une participation active de celui ou celle qui veut lutter contre ces types de douleurs.

Oui, l’on risque d’avoir l’impression de passer son temps à ne s’occuper que de soi-même. Pourtant dès que l’on aura retrouvé souplesse et agilité on pourra davantage être disponible pour les autre, et de plus, on aura cessé de dire « j’ai mal… ».

Elle demande aussi de la patience dans le temps. Les résultats ne sont pas immédiats comme lorsque l’on prend des anti-inflammatoires ou autres. Il s’agit du temps organique qui prend son temps.

Elle demande la confiance et le confiance en soi, en ses propres forces de réparation.

Le souffle / la respiration

Introduire dans l’exercice quotidien des exercices de respiration.

Toutes les  méthodes traditionnelles d’entretien du corps et de l’esprit : Yogas, Qi Gong, Tai Chi mettent le Souffle et le travail du Souffle au premier et fondamental plan.

Dans un organisme naturellement équilibré des exercices de respiration ne sont pas nécessaires puisque inspiration et expiration se succèdent naturellement en proportions selon les besoins. Cela est l’idéal.

Il se trouve que la moindre contrariété, le moindre souci, une émotion trop marquée, un excès de travail, une déception, un chagrin, une trop grande joie… affectent ce rythme respiratoire naturel.

En exerçant notre souffle de manière consciente, nous apprenons à mieux le maîtriser. Et en collaborant avec lui en conscience nous apprenons à devenir peu à peu maître des situations.

Rappelons que notre Souffle, uni en permanence au Souffle de l’Infini de l’univers, est le garant de notre vie jusqu’à « notre dernier souffle ».

Un organisme vivant peut supporter des carences en eau, en nourriture, en réseau social… mais ne peut survivre que quelques minutes sans respirer.

En prendre conscience à des moments choisis,  inspirer et expirer selon un rythme doux est une manière d’honorer ce souffle infini qui apporte la vie, l’apaisement, l’ouverture et la lumière.

Renforcer les Reins et l’ensemble de l’organisme

En rétablissant une libre circulation de l’énergie et du sang dans la zone des Reins, les douleurs articulaires du bas du corps diminueront et peuvent même disparaître.

 Voici quelques indications générales :

Se protéger du Froid et du Vent

Tenir au chaud la large ceinture qui va de l’ombilic au sacrum. On peut porter un équivalent de ce que l’on appelle une « ceinture de flanelle ».

Eviter absolument les lieux froids, venteux ou humides.

Se surprotéger quand on sort dans le froid. Tête, mains pieds, thorax.

Ne jamais boire glacé ou froid.

Augmenter les boissons chaudes et les aliments chauds.

Bouger autant que possible. Marche, vélo, natation.

 Organiser son emploi du temps pour accorder 1h par jour d’attention et d’exercices, environ 30 mn le matin, et 30 mn le soir.

L’exercice commence le matin avant de se lever. Dans la position allongée, étirer au maximum, jambes et orteils. Lever les bras et commencer les tapotements. Après les avoir redescendus, tapoter jambes et hanches. (Energiquement)

Une fois debout, vérifier aussi souvent que possible la posture. Bien s’observer et porter attention au sacrum. Dans la position debout, et quelle que soit l’activité, la zone du périnée et de l’anus est souvent relâchée. Cette zone est le point de départ du grand méridien Yang Du Mai qui circule en mouvement ascendant dans la colonne vertébrale, responsable de notre tenue debout. Le point qui se situe entre la pointe du coccyx et l’anus a pour nom Tchrang Siang  « augmente la force ». Le point situé au centre du périnée se nomme Roe Yin « réunion du Yin » Lieu du Jaillissement des deux vaisseaux ascendant Yang et Yin.

Exercice :  contracter  la zone du périnée à chaque fois que l’on y pense et surtout quand on se surprend en flagrant délit de relâchement passif. Dans l’activité diurne, la région doit être naturellement détendue mais pas relâchée comme un ballon dégonflé. Dans « l’activité nocturne » place à la détente totale.

Puis porter attention aux épaules et à la nuque qui sont à détendre en permanence. Remuer épaules, bras et nuque.

Tendre et relâcher en alternance comme l’alternance continue du Yang/Yin.

  • Chez soi, marcher en chaussettes (bien chaudes)pour activer

la voûte plantaire et le point 1 du méridien des Reins.

  • Se mettre sur la pointe des pieds puis redescendre e

tapoter les talons est un exercice qui renforce tout le système méridien des Reins ainsi que la colonne vertébrale et son méridien attitré.
–       L’exercice des jambes en équerre contre un mur, le dos bien allongé au sol, détend et inverse la circulation. Il renforce l’ensemble du corps et apaise. (20mn). Pendant ces 20 mn, bouger les orteils, faire des cercles avec les pieds. Lever les bras et les allonger derrière la tête. Les bras levés, relever la tête et le haut du corps, tout cela en prenant le temps de lentes respirations.

      Il existe bien d’autres exercices, à la convenance de chacun.

Compléments alimentaires : indications non exhaustives :Le ginseng de Sibérie, la Spiruline, les algues et micro algues, le pollen et la gelée royale… renforcent la structure énergétique profonde. Vitamine D en gouttes tous les jours. Collagène pour réparer les cartilages.

Anti-inflammatoires naturels : Eau plate plusieurs fois par jour.

Omega 3, Curcuma, Harpagophytum, Reine  des prés, Ortie …

Silicium G5. Gemmothérapie : Vigne rouge et cassis. ;;

En pharmacie ou boutique de produits naturels.

Tisanes de plantes : – Cannelle -gingembre – curcuma, Ortie, Reine des Près etc.

Huiles essentielles : Gaulthérie-Menthe-Hélicryse, par exemple,  diluées dans une huile neutre. Enduire les régions douloureuses.

En friction dans la zone lombaire : Huile essentielle de gingembre diluée dans une huile neutre.

Alimentation 

Bien manger en qualité et quantité pour nourrir l’énergie Jing.

Supprimer les plats lourds, les sauces, les sucres et sucreries, les solanacées : pommes de terre, tomates, aubergines, poivrons. Ils nt en commun d’acidifier l’organisme.

Utiliser à profusion les légumes racines et les légumes à feuilles vertes. Introduire des aliments lactofermentés.

 Consommer en bonne quantité baies et fruits rouges.

Tout produit qui acidifie est à éviter et tout produit alcalinisant est bienvenu. Les figues, fraîches ou sèches sont un produit très alcalinisant.

Une recette facile : couper en tranches très fines du concombre, des radis roses, une petite carotte…les  déposer dans un petit bocal y ajouter quelques grains de sel et des paillettes d’algues séchées. Fermer. Secouer. Le lendemain, vos légumes sont lactofermentés. Ils vont soigner les intestins qui ont un rôle majeur dans l’équilibre général.

Thérapies

       Ostéopathie

Un suivi en ostéopathie est recommandé pour rétablir l’équilibre du squelette et la circulation dans les fascias.

Acupuncture

« C’est sans doute la thérapie la mieux adaptée aux douleurs arthritiques » écrit Ke Wen qui ajoute : « En Chine,  où l’acupuncture est bon marché, le patient revient souvent tous les jours pendant 10 jours. »  Une juste mesure adaptée à la situation s’impose en Occident, selon le cas et les possibilités du patient.

Le traitement comprend applications d’aiguilles sur les méridiens concernés et tonification par les moxas, l’armoise.

Traitement par l’armoise   Réchauffer et tonifier par les moxas.

 Très efficace.

(Voir article Le parfum de l’armoise en dernière page.)

Qi Gong : Ke Wen enseigne aux Temps du corps à Paris un Qi Gong simple, efficace et très profond. Elle le transmet également dans ses livres et dans des vidéos.

Yoga : Le Yoga offre depuis des temps immémoriaux une pratique très élaborée pour l’entretien de l’organisme et notamment des articulations, à travers une science du souffle.

Massages thérapeutiques

Massage ayurvédique par exemple. Peut être mis  au programme avec régularité.

Automassages extraits du livre du Dr Yeou-Wa Poche Marabout

Masser les points d’acupuncture suivants : croquis descriptifs dans le livre.

Origine Froid : 4VC, 4VG, 3RN Origine Vent : 20VG Origine Humidité : 5TF, 5RP  Origine Chaleur : 11GI, 29VB.

Toutes ces pratiques, dont l’efficacité varie pour chacun, demandent persévérance et patience. Il s’agit d’une transformation du terrain et non « d’une pilule » miracle

  •  
  • Bibliographie 
  • Comment j’ai vaincu l’arthrose Laura Azenard

L’arthrose, le grand mensonge, pourquoi souffrir sans raison. Roland LiebscherBracht, Petra Bracht

  • Les trésors de la médecine chinoise . Liliane Papin et ke Wen Edition Le Courrier du Livre
  • Entrez dans la pratique du QI GONG Ke Wen Le Courrier du Livre
  • Healing with whole food Paul Pitchford (
  • Pratique du massage chinois Dr You Wa Chen Poche Marabout
  • Régénérer le cartilage https://theconversation.com/arthrose-regenerer-le-cartilage-du-genou-au-lieu-doperer-68119

Le TAO de TCHI

Le mot Energie tel qu’il circule de nos jours doit beaucoup à la découverte de la notion de TCHI importée des cultures asiatiques.

TCHI est la prononciation chinoise du caractère QI, manière officielle de l’écrire aujourd’hui.

Cet idéogramme composé de 10 traits est en soi l’image de l’infini du vivant.

Le traduire par le mot « énergie » est de toute évidence réducteur. En proposant Souffle ou Souffle-énergie il y a progrès,  mais du fait que l’idée qu’il transmet est intraduisible, le petit mot « énergie » ne sert pas trop mal pour le désigner.

 TCHI est intraduisible mais pas inexplorable, d’autant que  l’expérience que l’on en fait est inscrite dans la réalité de chaque instant. C’est ce que nous allons voir.

Commençons par contempler puis analyser les divers éléments de cette image.

Qu’est-ce qui vous frappe tout d’abord ?

L’équilibre ? l’élégance ? La complexité ? La non-compréhension ?

Entrons dans cette image.

Elle est composée de deux parties :

Une partie interne. Une partie externe

La partie interne représente du riz. Oui, du riz.

Si vous voulez acheter du riz en Chine ou au Japon, il faudra se servir de ce caractère.

La partie externe représente des vapeurs, des volutes, un léger souffle.

Une image simple et pédagogique montre un bol de riz chaud d’où se dégage la vapeur. N’est-ce pas entrer de plain-pied dans le goût de la  mentalité chinoise pour le concret ?

Un bol de riz pas encore refroidi et dégageant de la vapeur, pour illustrer l’indescriptible infini du vivant ? Vous plaisantez disent les philosophes !

Pour exprimer la notion de TCHI, les aspects internes et externes indissociables, sont dépendants l’un de l’autre.

Au XXème siècle, Einstein dans son célèbre E=MC2  qui reconnaît le lien entre la matière et l’énergie, découvrait le TCHI.

Ne partons pas trop loin. Au contraire, revenons au plus proche de nous-même. Vous êtes en train de lire ces lignes :

– Votre vue s’exerce sur cette feuille, distingue, lit et comprend l’enchaînement des mots. Cela vient d’où ?

– Notre inspiration, notre expiration, qui/quoi l’ordonne ?

– Notre cœur bat régulièrement si tout va bien, nous n’avons jamais à y penser, comment cela se fait-il ?

– Nos yeux se ferment le soir et s’ouvrent le matin, grâce à quoi ?

Mais plus vastement : l’alternance du jour et de la nuit, la succession des saisons, la position des astres dans l’espace, la suspension dans le vide de ces énormes masses planétaires… en raison de quoi ? La liste est sans fin.

Toute l’organisation du vivant, d’une incommensurable complexité et beauté dépend de ce TCHI, bol de riz encore chaud ! Que peut-on en comprendre ?

1 – Unité de la matière : riz, et de la moins matière : vapeur.

2 – Interdépendance absolue du la matière visible et de la matière moins visible ou invisible. A n

3 – Dialogue et complémentarité de ces deux aspects qui vont répondre aux emblèmes de YIN, le riz, et de YANG, la vapeur.

Ces 10 traits tout simples ouvrent un immense champ de contemplation et de pénétration des phénomènes vivants.

Mais alors, surgit la question : comment se fait-il que ce TCHI sache faire battre les cœurs, suspendre les planètes dans le vide et régler les horaires des marées ?

Le TCHI est soumis à un ordre que dans cette vision on appelle TAO.

Ne vous attendez pas à recevoir une traduction de ce terme. Elle n’existe pas non plus. Le TAO que l’on peut nommer n’est pas le TAO. Débrouillons-nous avec cela.

                                  TAO

Regardons ensemble le caractère :     

Un chef qui montre un chemin, une direction qui doit être suivie. Toujours le concret de l’écriture chinoise

TAO est donc, faute de mieux traduit par Voie, Chemin.

Que signifie un chemin ? Un chemin est utile pour aller d’un lieu à un autre et aucun autre chemin ne mènera de ce lieu à ce lieu. Un ordre intrinsèque.

Le mot TAO indique que l’univers dans lequel vit l’homme est organisé, ordonné en lois implacables : alternance du jour et de la nuit, croissance et décroissance, battements du cœur… tout cela en un rythme YIN/YANG.

Depuis son origine, l’homme se casse la tête pour percer le mystère de ces lois, soit par l’idée de dieux, d’un Dieu ou de la science.

Sans le TAO, cet Ordre mystérieux et cependant si précis, le TCHI ne serait qu’irruptions stériles.

Le TCHI obéit au TAO

Dieu est plus grand que Dieu

La science, faillible par nature

Et le TAO que l’on nomme n’est pas le TAO.

Conclusion : un TCHI intraduisible qui nous habite dans la moindre de nos cellules.

 Un TAO impénétrable, innommable habité d’un ordre dont nous ignorons presque tout.

Tel est le vivant et le mystère du vivant que traduit un splendide caractère qui se prononce MYO en japonais.

Chacun de nous, chaque être vivant est un miroir résonnant de milliards et de milliards d’informations venant de tout l’ensemble du cosmos.

Nous sommes programmés pour grandir. En taille physique et en esprit subtil.